L’IA peut-elle remplacer la traduction humaine ?

Dans un contexte marqué par l’essor exponentiel de l’intelligence artificielle, de nombreux secteurs économiques sont bouleversés par de nouvelles pratiques et la menace de voir de nombreux métiers disparaître, que ce soit dans le journalisme, le graphisme ou la traduction, pour ne citer que ceux-là.

Face à la généralisation de la traduction automatique, la tentation est forte de prendre ce raccourci moins coûteux qu’un professionnel humain et d’utiliser ce “contenu” tel quel. Une décision naïve qui peut coûter cher, comme cela a été récemment le cas au Canada où le commissariat aux langues officielles a découvert, à ses dépens, le coût d’un tel choix sur son image.

Cliquez sur le lien ci-après pour découvrir les conséquences risibles d’une traduction où l’on se passe de l’humain. https://ici.radio-canada.ca/info/videos/1-10589560/commissariat-aux-langues-officielles-est-il-vraiment-bilingue

Il semble donc nécessaire de rappeler qu’à l’heure actuelle, les IA continuent de traduire mot à mot, sans adaptation ni transcréation. Si l’on peut se contenter d’une traduction dont la qualité est approximative dans certaines situations à faible risque, les enjeux peuvent rapidement devenir plus sérieux lorsqu’une erreur de traduction risque de compromettre l’image de marque, le branding ou la réputation d’une entreprise. Ou pire, la vie des utilisateurs finaux (notices de médicaments, manuels d’utilisation d’outils dangereux, clauses contractuelles et engagements de conformité, etc.).

Les entreprises peuvent-elles se permettre un tel pari ? A leurs risques et périls…

Les organismes officiels n’ont-ils pas un devoir de montrer l’exemple, a fortiori lorsqu’ils sont censés défendre la diversité linguistique ?

L’IA ne réfléchit pas avec le même degré de finesse et de sensibilité qu’un humain. Elle ne repère pas les sous-entendus ou les connotations embarrassantes qui peuvent résulter d’une traduction sans réflexion culturelle.

Si l’IA peut être au service des traducteurs et des clients, elle n’est pas une solution miracle à elle seule.

Pour conclure, je vous propose cette citation à méditer :

La traduction est ce qui transforme tout pour que rien ne change. — Günter Grass


Petit guide de l’acheteur de traductions

Cherchez-vous à élargir la présence de votre entreprise au marché international ? Dans ce cas, il est dorénavant essentiel que vous vous internationalisiez aussi sur le plan linguistique. Si vous vous adressez à votre nouveau public dans sa propre langue, vous aurez plus de chances de le séduire et de vous implanter avec succès. Pour cela, il vous faut traduire, entre autres, vos brochures, votre site Web, votre blog, et même votre communication sur les réseaux sociaux !

Pour une communication internationale réussie, il est indispensable que vous vous posiez toutes les bonnes questions en amont. La première impression est cruciale, alors mettez toutes les chances de votre côté et sollicitez les services d’un traducteur qualifié et compétent.

La traduction de vos supports est un investissement, et non un coût.

Dans ce sens, la Société française des traducteurs (SFT) a élaboré un petit guide de l’acheteur très complet et informatif. Pour le consulter, veuillez cliquer ici.

La traduction de vos documents ne consiste pas uniquement à changer des mots d’une langue à une autre. Toute une stratégie doit être mise en place pour garantir une communication efficace, ciblée et adaptée à votre nouveau public. Que ce soit au niveau des slogans, des images ou du style de rédaction, vos documents doivent être soignés et refléter avec précision l’image de votre société. Cela exige une véritable collaboration entre le traducteur et l’entreprise qui s’ouvre à l’international.

Vous voulez vous donner une image internationale ? Bannissez l’approximation. Car dans de nombreuses cultures, les gens n’apprécient guère qu’on déforme leur langue. Charmant ? Non, ils trouvent ça méprisant.