[Event] FIT2017 World Congress in Brisbane, Australia

The XXI FIT World Congress will be held in Brisbane, Australia in August 2017. For its  newest edition, the triennal flagship event will be hosted by AUSIT (Australian Institute of Interpreters and Translators). It was previously held in Shanghai (2008), San Francisco (2011) and Berlin (2014).

The broad theme is “Disruption and diversification” and will tackle the various technological challenges faced by language professionnels around the world.

To view the complete list of subthemes, please visit http://www.fit2017.org (Section Call for Papers).

Also, on a more personal note, I’m proud to say that I had the opportunity to translate the website into French. So, don’t hesitate to click on “Français” located on the Homepage.

The FIT2017 committee is also very active on social media. All information is made available both in English and French on the Facebook page dedicated to FIT2017. Click here to know more: https://www.facebook.com/FIT2017Congress/

 

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Le métier de traducteur juridique

Vous recherchez un professionnel de la traduction pour prendre en charge vos documents de nature juridique ?

Le Village de la Justice a publié un article qui pourra vous intéresser:

http://www.village-justice.com/articles/traduction-juridique-enjeu,9051.html

Voici un point à retenir:

Traduire un contrat anglais en français implique de passer du droit anglo-saxon au droit romain, et consiste à faire coïncider les principes des deux systèmes, parfois éloignés.

Atouts indispensables :

Connaissances techniques et pointues

Maîtrise des langues concernées (texte source et texte cible)

Compétences rédactionnelles de haut niveau

 

Le danger de la traduction automatique en milieu médical

Le manque de fiabilité des logiciels de traduction automatique est largement connu. Certes, de nombreux travaux permettent d’améliorer leur fonctionnement, mais les outils virtuels sont encore bien loin de pouvoir remplacer l’intelligence humaine.

Et s’il y a bien un domaine où ils sont absolument à éviter, c’est le milieu médical étant donné les implications dramatiques que cela pourrait avoir. D’après une récente étude anglaise, 60 % des traductions sont inexactes.

Les dégâts sont limités quand il s’agit de passer de l’anglais à une langue européenne. En revanche, les choses se corsent pour les traductions en langue asiatique et africaine avec seulement 45 % d’exactitudes.

source: http://www.topsante.com/medecine/medecine-divers/hopital/le-piege-de-la-traduction-medicale-sur-google-75087

S’appuyer uniquement sur les compétences linguistiques d’un médecin ou d’un infirmier bilingue n’est pas pour autant la solution idéale.

L’affaire connue sous le nom du “Mot qui valait 71 millions de dollars” s’est déroulée en 1980. Un homme d’origine hispanique est arrivé dans un état comateux dans un hôpital aux États-Unis. Comme sa famille ne parlait qu’espagnol, un membre bilingue du personnel a assuré la communication. Malheureusement, cette personne a  interprété le mot espagnol “intoxicado” par “intoxicated”, une erreur qu’un interprète professionnel n’aurait pas commise. En effet, en anglais, “intoxicated” renvoie davantage à l’état induit par une surconsommation d’alcool ou de drogue, et non à un état plus large d’empoisonnement comme “intoxicado” (ou “intoxiqué” en français). La famille pensait qu’il souffrait d’un empoisonnement alimentaire. Quant aux médecins, ils l’ont soigné comme s’il souffrait d’une overdose. En réalité, il a souffert d’une hémorragie cérébrale et, faute d’un traitement adapté et rapide, le patient a fini quadriplégique. Le procès s’est soldé par le versement de la somme de 71 millions de dollars.

Cela prouve que les services d’interprètes et traducteurs professionnels demeurent indispensables, notamment lorsqu’il est question de sauver des vies.

Les catalogues de jouets de Noël

Traduire les emballages de jouets et autres contenus utilisés dans les catalogues et magasins de jouets.

Depuis quelques semaines, les catalogues de jouets ont envahi les boîtes aux lettres. Ces catalogues de papier glacé ont été soigneusement élaborés pour susciter envie et rêve chez tous les enfants qui les consultent. Mais en voyant le résultat final, vous n’imaginez peut être pas tout le travail linguistique qui a été nécessaire pour que ces jouets soient prêts à se retrouver dans les rayons des magasins et dans les catalogues.

Traduire les slogans et noms des jouets

En raison de la mondialisation et de la standardisation de la production, on remarque que les noms de jouets demeurent souvent exotiques et étrangers avec des noms souvent à consonnance anglosaxonne. Cela dit, il est parfois indispensable d’adapter certains noms, notamment lorsque les termes étrangers utilisés ont une connotation négative, voire pire vulgaire, dans la langue du pays où le jouet doit être vendu.

Traduire le manuel d’utilisation

Pour que vous-même et votre enfant sachiez comment faire fonctionner en toute sécurité le jouet, il est primordial que vous puissiez lire le manuel dans votre langue.

Traduire la fiche technique

Entre les fonctionnalités, la puissance, les différentes caractéristiques, les compatibilités, etc., il existe un florilège d’informations à traduire avec exactitude. Par exemple, il ne faudrait pas que vous achetiez le mauvais type de pile !

Traducteur, un métier de l’ombre au service du rayonnement de l’autre!

Le Journal de l’Association canadienne des juristes-traducteurs

Dans le dernier bulletin d’information de l’Association canadienne des juristes-traducteurs, divers thèmes très intéressants ont été abordés. Même en travaillant dans un contexte français (de France), je trouve qu’il est crucial de savoir ce qui se passe dans les autres contrées francophones (Source : http://acjt.ca/medias/63/juriscribe_octobre_2014.pdf)

Au menu de cette actualité juridique, les structures des cabinets d’avocats, les brevets et marques de commerce dans le milieu du football, le financement par Internet, la parité hommes-femmes dans les conseils d’administration, la crise financière, etc.

Il y est également question de l’Institut d’été de jurilinguistique de la Faculté de droit de McGill, journée reconnue par le Barreau du Québec, qui a vu la présence d’une professeure de Poitiers, Mme Laporte-Legeais, pour une perspective européenne sur “Les mots du droit”. Ce bulletin d’information est l’occasion de (re)découvrir l’existence de Juriscope (http://www.juriscope.org/), centre d’accès aux droits étrangers, une excellente source d’informations ! En effet, le site propose même des traductions des lois étrangères : http://www.juriscope.org/les-traductions/traductions-de-lois-etrangeres.htm

Les traductions des lois françaises sont accessibles sur le site de Legifrance : http://www.legifrance.gouv.fr/Traductions.

Lors de sa présentation, Mme Laporte-Legeais a annoncé l’achèvement de la traduction du « Vocabulaire juridique » de Gérard Cornu (disponible à partir du 30 octobre sur : http://www.lalibrairie.com/tous-les-livres/dictionary-of-the-civil-code-alain-a-levasseur-association-henri-capitant-marie-cornu-9782711021246.html) Cet ouvrage est plus qu’une adaptation littérale. Les auteurs ont opéré une transposition des notions de droit civil français dans le droit anglo-saxon.

Mention intéressante page 13 concernant la décision de l’État de Washington de ne plus utiliser des termes sexistes (ex : spokesman, chairman et sportsman deviennent désormais spokeperson, chairperson et outdoor enthusiast).

Pour conclure, la section du bulletin à ne pas manquer concerne l’article « L’art de traduire un texte juridique truffé d’erreurs et d’ambiguïtés » (pages 6 à 10). Entre common law/droit civil, bilinguisme, créativité/exactitude, syntaxe/interprétation et traduction raisonnée/mécanique, diverses notions sont traitées et font émerger les différents obstacles rencontrés dans cet exercice périlleux qu’est la traduction juridique dans un pays comme le Canada.

On ne peut pas traduire sans interpréter.

De la difficulté de traduire

Selon un classement publié sur le site themuse.com, le métier de traducteur et/ou interprète se classe à la 4e place des métiers à domicile les plus lucratifs, un constat assorti d’un point crucial, le niveau de compétences qui est estimé, à juste titre, “très élevé”. Le site décrit la profession comme suit :

“[Translators] work on special projects that are suited to their talents and areas of knowledge”

En plus d’excellentes qualités rédactionnelles, un traducteur doit effectivement posséder de très bonnes connaissances des secteurs pour lesquels il traduit des documents.  Cette profession requière autant de qualités scientifiques (factuelles) que de compétences artistiques (rédactionnelles). Malheureusement, cette profession étant dérèglementée, n’importe qui peut s’improviser traducteur. Par conséquent, il n’est pas étonnant que l’on se retrouve parfois face à des traductions peu satisfaisantes, voire même un florilège d’erreurs dont les conséquences peuvent être retentissantes. En ce 2 septembre, une erreur historique refait la une, celle de la traduction du mot japonais “mokusatsu” lors de la 2e guerre mondiale (http://www.slate.fr/story/91073/mokusatsu-erreur-traduction-seconde-guerre-mondiale). Cet article très intéressant aborde la difficulté de traduire des termes très ambigus dans le cadre des relations diplomatiques, un exercice de haut vol.

Comment traduire avec justesse des termes ambivalents, sachant que le choix pourrait avoir des répercussions fatales ? Une situation complexe autant sur le plan intellectuel qu’éthique. Imaginez la scène avec cette note de la NSA :

“Mais que voulez-vous dire par: ‘Mokusatsu peut signifier ‘Sans commentaire’ ou ‘Ignorer avec mépris’?!’ Nom de dieu soldat, je ne peux pas aller voir le chef des forces armées avec ça! Je dois lui donner des faits précis, pas un questionnaire à choix multiples! Alors vous vous remettez au boulot et vous me donnez une traduction valable

Dans un autre contexte, on observe parfois que certains ont un recours plus que léger à des outils peu fiables comme Google Translate, ce qui se traduit par des erreurs gravées dans le marbre (ou le granit dans ce cas-là). Au Canada,  une traduction incompréhensible du poème When I Think of Famous Men de sir Stephen Spender a été gravée sur une façade d’un nouveau monument érigé dans un cimetière militaire à Ottawa. Pour consulter l’article, cliquez ici.

L’utilisation de certains outils est donc à éviter par respect pour la profession d’une part, mais surtout pour le public cible qui mérite de lire un texte compréhensible. En revanche, le recours au correcteur orthographique devrait être, lui, encouragé. Voici un autre exemple d’erreurs gravées dans le marbre : Cela se passe à Ferney-Voltaire, une petite commune dans la région Rhône-Alpes (France). Des plaques gravées de plusieurs citations de Voltaire ont été installées sur l’allée classée menant au château du philosophe. Problème : des fautes d’orthographe ou de syntaxe ponctuent les citations de l’écrivain du Siècle des Lumières. Des erreurs gravées dans le bronze ! Vous pouvez regarder le reportage en cliquant ici.

L’erreur est humaine, ça peut arriver à tout le monde, même aux linguistes les plus érudits. Mais, l’étape de la relecture ne devrait jamais être considérée comme facultative. Exprimer un message c’est bien, mais la forme compte autant que le fond, n’est-ce pas ?