Le monde de la traduction est de plus en plus bouleversé par l’essor de l’intelligence artificielle, ce qui se traduit par le développement de la pratique de la postédition. Les algorithmes et les robots pourront-ils remplacer le traducteur humain ? Bien évidemment que non. Nous aurons toujours besoin de la réflexion humaine pour vérifier la qualité des contenus.
Mais si l’essor des technologies peut alléger la pénibilité de certains domaines ou certaines activités, qu’en est-il des professions dites de passion ? Le métier de traducteur peut-t-il rester attractif sur le plan intellectuel et financier ? « Back-translation » et correction d’erreurs de la machine seront-ils au menu du travail quotidien des futurs traducteurs ? Quand on voit que certains s’aventurent même à tenter de créer des robots écrivains ou peintres, il faut se poser la question de ce que l’on veut comme avenir : jusqu’où veut-on aller dans cette course effrénée ? Cherche-t-on à rendre l’humain obsolète ? Un auxiliaire des machines ?
Seul l’avenir nous dira si les traducteurs gagneront ou perdront en qualité de travail…
https://www.youtube.com/watch?v=OeIABPB_au0
Les romans Harry Potter de J.K. Rowling, véritables phénomènes de la littérature jeunesse, ont été traduits dans des dizaines de langues (80 langues d’après Wikipédia). Or, les traducteurs n’ont pas tous adopté les mêmes stratégies pour retranscrire l’univers riche et complexe créé par son auteure ; certains ayant préféré rester le plus proche possible des termes originaux, tandis que d’autres (en français par exemple) ont « inventé » des termes pour offrir une adaptation plus locale au public cible.

